l'Islam ?

Par: Hanane
Qu'est ce que l'Islam ?

La réponse à cette question semblerait être évidente devant les multiples définitions. Mais elles donnent naissance à une myriade de conceptions qui sont le plus souvent peu équitables envers cette religion.

L'outil linguistique donnerait, alors, des éclairages sur sa signification pour ne pas dire un dévoilement de son essence. En fait, l'étymologie du mot nous renvoie à l'assujettissement, la soumission et la résignation totale à Dieu. Il fait également référence à la paix.

L'islam est un pacte avec Dieu où l'on tient à manifester la soumission à Lui. Le respect de ce pacte par le musulman est couronné par une paix qui l'accompagne dans sa vie d'ici-bas et la vie dernière. « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d'Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes :  Ne suis-Je pas votre Seigneur ?  Ils répondirent :  Mais si, nous en témoignons...afin que vous ne disiez point, le Jour de la Résurrection : Vraiment, nous n'y avons pas fait attention ». (1)

Les piliers de ce pacte sont au nombre de cinq : la profession de foi (Shahada), la prière, la Zakat, le jeûne et le pèlerinage.

La profession de foi : Témoigner qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Mohammed, paix et salut à lui, est son prophète. C'est le début de l'abolissement de toutes les formes d'idolâtrie qui font obstacle entre l'homme et son Créateur : un premier pas vers la libération de l'Homme.

La prière est un lien entre Dieu et l'Homme. Son secret réside dans la manière de son accomplissement et le respect de son temps. À chaque appel à la prière le fidèle est présent devant Dieu, il délaisse tout pour s'émanciper de la pression du temps qui engloutit l'homme, pour se trouver face à son Créateur.

La Zakat ou l'aumône est le troisième pilier de l'Islam. Il est la traduction de la renonciation à ce désir avide d'appropriation et aux convoitises qui troublent la paix de la relation à Dieu. Il a une dimension de purification de l'esprit et du mépris des futilités d'ici bas en faveur de la récompense divine. Roger GARAUDY en donne une définition tout en la nuançant de l'aumône : « La zakat n'est pas l'aumône mais une sorte de justice intérieure institutionnalisée, obligatoire, qui rend effective la solidarité des hommes de la foi, c'est-à-dire de ceux qui savent vaincre en eux-mêmes l'égoïsme et l'avarice. La zakat, c'est le rappel permanent que toute richesse, comme toute chose, appartient à Dieu et que l'individu n'en peut disposer à sa guise, que chaque homme est membre de tous les autres. » (2)

Le jeûne du Ramadan est un remède à une autre pierre d'achoppement : les désirs. Il est une occasion pour les maîtriser en vue de se rapprocher de Dieu.

Les quatre piliers cités précédemment sont une préparation à la grande rencontre qui est Le pèlerinage à la Mecque. C'est « un appel aux esprits pour dépasser les futilités et les mesquineries » (3). Lors de cet acte de foi les fidèles endurent dépaysement et changement d'habitudes pour répondre à l'appel divin.

A travers tous ces piliers, l'islam est la transcendance de tout ce qui pourrait faire barrière entre l'être humain et Dieu. C'est un recours permanent vers le Créateur. Une soumission à Sa Majesté qui mène au grand bonheur : la libération de l'Homme. Ce lien avec Dieu est au musulman ce que l'eau au bédouin :

Et sans se retourner, va chercher la patrie

Où le désert cache ses eaux (4)

Pour mener à bien sa quête, le musulman devrait délaisser tout ce qui pourrait entraver son voyage.

(1) Sourate 7 : AL-ARAF verset 172

(2) Roger GARAUDY, Appel aux vivants, Paris, Editions du seuil, 1979, p 193.

(3) La voie prophétique, Abdessalam Yassine, p439, mutatis mutandis

(4) Le Lamartine (les révélations)

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# Posté le samedi 22 août 2009 21:05

Modifié le dimanche 23 août 2009 00:44

Biographie de M. Abdessalam YASSINE, fondateur et guide d'Al Adl Wal Ihsane (Justice et Spiritualité)

Biographie de M. Abdessalam YASSINE, fondateur et guide d’Al Adl Wal Ihsane (Justice et Spiritualité)
Biographie de M. Abdessalam YASSINE, fondateur et guide d'Al Adl Wal Ihsane (Justice et Spiritualité)

Sommaire
Naissance et vie professionnelle
Son expérience soufie
Jihad sans organisation
Le Jjihad organisé
Résidence surveillée

Naissance et vie professionnelle

Abdessalam Ibn Mohamed Ibn Abdessalam Ibn Abdallah Ibn Ibrahim est né le matin du lundi 4 Rabia II 1347 de l'hégire, correspondant à l'année 1928. Son père, un paysan pauvre, appartenait à l'illustre famille des " Ait-Bihi ", Chérifs Idrissides (descendants du Prophète) originaires de la contrée d'" Oullouz " dans le Souss (sud du Maroc).

Parmi les hommes de cette famille ayant acquis une grande notoriété, le chef Abdallah Ould Bihi dont l'arbre généalogique rencontre celui de M. Abdessalam Yassine au quatrième arrière grand-père ; en effet, Ibrahim cité dans l'arbre généalogique du Morchid, n'est autre que l'oncle paternel d'Abdallah ould Bihi. Ce dernier, illustre chef d'une douzaine de tribus, a été assassiné par le sultan alaouite Mohamed Ibn Abderrahmane.

M. Abdessalam Yassine a effectué ses études primaires dans une école fondée à Marrakech par le grand combattant Mokhtar Soussi(que Dieu l'ait en Sa Sainte Miséricorde). Après quatre années d'études, il obtient le diplôme de l'institut Ibn Youssef (où étudiaient les plus grands savants du Maroc).

Il termine ses études à l'école de formation des instituteurs de Rabat en 1947.

Il exerce dans l'éducation nationale, durant vingt ans, assumant les plus hautes fonctions administratives et pédagogiques qui l'ont amené à représenter le Maroc dans de nombreuses rencontres pédagogiques internationales.

En 1968, il a été démis de ses fonctions sans aucune décision administrative.

En 1987 il a été mis à la retraite.
Son expérience soufie

En 1965 il intègre la Zaouïa Boutchichia où il puise, par les soins de son cheikh Hadj El Abbas, dans les sources d'une foi pure. Là, il goûte aux délices des assises de Rappel (Dhikr), qui ravivent et illuminent les c½urs, avec quelques adeptes aspirant à la paix de l'âme, fuyant les artifices et les clinquants de la vie matérielle. Cependant, après la mort du Cheikh Hadj El Abbas, M. Abdessalam Yassine remarque que des comportements commençaient à se manifester à l'intérieur de la Zaouïa, poussant à des pratiques s'écartant de la sunna (tradition du prophète que la paix et la prière soient sur lui) et gardaient uniquement les apparences du soufisme au détriment de son âme.
Jihad sans organisation

- 1974 : M. Abdessalam Yassine donne un conseil au roi Hassan II sous forme d'une lettre de plus d'une centaine de pages intitulée "L'islam ou le déluge", et pour laquelle il a été emprisonné sans jugement pendant trois ans et six mois.

- 1978 : Il est interdit de prêches dans les mosquées.

- 1978/79 : Il entame une tournée de visites à bon nombre d'Oulémas et de leaders de groupes islamistes, en vue d'unir les efforts de tous dans un même cadre organisationnel, mais sans résultat. Il décide alors de tenter une nouvelle expérience organisationnelle.

- Février 1979 : Il publie le premier numéro de la revue "Al Jamaa" qui exprimait les orientations d'" Ousrat Al Jamaa " (c'est la première appellation du mouvement, ousrat signifie famille). Elle sera très vite l'objet de beaucoup de persécutions dont, notamment, la saisie des numéros cinq, dix, et seize après lequel elle sera interdite.
Le Jjihad organisé

- 1981- 1983 : Il fonde une "Jamaa Islamia " (mouvement islamiste) ; mais malgré la diversification des noms qu'il lui donne, d'"Ousrat Al Jamaa " à l'" Association de la Jamaa " en passant par " Al Jamaa Al khairira " (l'association de bienfaisance), elle ne sera jamais reconnue par les autorités.

- Juillet 1982 : Il publie un article dans la revue " Al Jamaa " intitulé " Paroles et actes " dans lequel il répond à la lettre royale de Hassan II à l'occasion de l'avènement du XVè siècle de l'hégire. L'article fut la raison pour laquelle M Abdessalam Yassine fut arrêté une deuxième fois, le 27 Décembre 1983.

- Novembre 1983 : Il publie le journal " Assobh " (L'Aurore) qui s'arrêtera de paraître après la saisie du deuxième numéro.

- Décembre 1983 : Il est arrêté à cause d'un article paru dans le journal " Assobh " et il est condamné à deux ans de prison ferme, après trois mois de détention provisoire. Cette accusation n'était en fait qu'une couverture, le vrai motif étant sa réponse à la lettre royale.

- Janvier 1984 : Le premier et unique numéro du journal "Al Khitab" (le discours) est publié, apportant son lot d'interdictions et de poursuites judiciaires à l'encontre de ses distributeurs.

- Septembre 1987 : " Al Jamaa Al khairira " prend le nom de "Al Adl Wal Ihsane " (Justice et spiritualité, ou, Justice et bienfaisance), sous la direction de M. Abdessalam Yassine.

Résidence surveillée

- Le 30 Décembre 1989 : M. Abdessalam Yassine est assigné à résidence. A partir de cette date, il est interdit de quitter son domicile et de recevoir des visites, même pas celles de ses proches.

- 03 Août 1990 : Le Guide spirituel assiste à la prière du Vendredi à la mosquée Ibn Saïd. Il prononce un prêche, à l'adresse de l'ensemble des fidèles et des membres de son mouvement, pendant lequel il annonce l'inauguration d'un nouveau front où l'ennemi ne pourra rien: l'adoration et l'invocation, l'arme la plus efficace contre les injustes, et cela pendant tout le mois de Safar 1411 de l'hégire.

- 15 Décembre 1995 : Le Morchid se rend une nouvelle fois à la prière du Vendredi, après six ans environ de résidence surveillée, après que les mass média aient rapporté la nouvelle de la levée du siége autour de son domicile, selon la déclaration d'un haut responsable gouvernemental. Mais il est informé, par un messager officiel et à l'intérieur même de la mosquée, que l'assignation à la résidence surveillée était toujours en vigueur. C'est ce que M. Abdessalam Yassine transmet à tous les fidèles, à ses amis et disciples, dans un discours prononcé à la fin de la prière. Après quoi le siège continue jusqu'en 2000.

- 28 Janvier 2000 : Le Morchid publie " MEMORANDUM A QUI DE DROIT", une lettre ouverte adressée au nouveau roi du Maroc, Mohamed VI, dans laquelle il l'incite à la piété, à la crainte de Dieu dans la gestion des affaires du peuple marocain et de ses intérêts, et à la réparation des injustices commises et des droits bafoués pendant le règne de son père. Il lui réitérait ainsi le conseil qu'il avait déjà présenté à Hassan II, dans la lettre " L'ISLAM OU LE DELUGE ", de suivre le modèle éternel et juste d'Omar Ibn Abdelaziz que Dieu soit satisfait de lui.

- Février 2000 : Cinq personnes de la famille du Morchid sont interdites de se rendre dans les lieux saints pour accomplir le pèlerinage, le cinquième pilier de l'Islam. Ce sont son épouse Madame Khadija, son fils Kamil, son gendre M. Abdellah Chibani ainsi que M. Mounir Regragui et son épouse.

- 19 Mai 2000 : Le Morchid force le siège instauré autour de son domicile et se rend à la mosquée pour la prière du Vendredi, mettant ainsi devant le fait accompli les autorités dont les déclarations aux mass média laissaient entendre, fallacieusement, que M. Abdessalam Yassine n'était pas assigné à la résidence surveillée. L'état n'avait pas d'alternative que de s'accommoder de la nouvelle situation tout en essayant d'exploiter la fin de la résidence surveillée pour soigner son image de marque, tellement altérée, et essayer de se présenter comme un pays respectueux des droits de l'homme.

Cependant, malgré la liberté de déplacement et de visites dont jouit le guide de la Jamaa, les harcèlements policiers n'ont jamais cessé. Les représentants du makhzen sont toujours stationnés devant et autour de sa maison. Ils exercent une très étroite surveillance de ses visiteurs et le talonnent dans ses moindres déplacements.

- 26 Mai 2000 : Le Morchid débute ses visites aux milliers de ses fils spirituels qui désiraient ardemment le voir. Partout où il va, il trouve les foules de ses fidèles et de ses sympathisants qui l'accueillent à bras ouverts, abrégeant les dix années de séparation corporelle forcée, même si les âmes ont toujours été liées. Mais partout il trouve aussi les cortèges d'informateurs et d'agents officiels qui l'assiégent, le poursuivent et gênent ses mouvements.

- 10 Décembre 2000 : Des membres de la famille d'Abdessalam Yassine ont été arrêtés lors de manifestations pacifiques organisées par La Jamaa, dans plusieurs villes du pays, pour protester contre la détérioration alarmante de la situation des droits de l'homme au Maroc, surtout les droits d'Al Adl Wal Ihsane, ceux de ses étudiants et de ses organes d'informations notamment. Parmi les membres arrêtés, figure sa femme, ses enfants et deux membres de sa belle-famille. Ils ont été condamnés, en compagnie de dizaines de membres de la Jamaa, à trois mois de prison ferme dans les tribunaux de première instance, ramenés à trois mois avec sursis en appel.
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# Posté le samedi 22 août 2009 21:00

la crise americainune crise d ego

Par: Mostafa Chakroun
La crise américaine :
Une crise d'ego...

A la vue des « Tent Cities » qui s'érigent autour des métropoles des USA abritant les victimes des saisies immobilières, j'ai tout de suite pensé aux  tipis', les tentes des vrais américains, les «indiens ! »&

Les « indiens » ?& une erreur n'est-ce pas ?

Mais on oublie souvent que la  grandiose' découverte de l'Amérique s'est faite par erreur!

 Christophe' s'est rendu célèbre en se trompant d'Inde !...

Les vrais indiens eux& l'attendaient sur les côtes de l'Inde&

Trêve de plaisanteries, Christophe Colomb a au moins eu le mérite d'avoir essayé de faire autrement et s'est aventuré dans un océan inconnu&

Depuis cette découverte, les erreurs de taille n'ont pas cessé de marquer l'histoire de ce grand continent& à commencer par le génocide des Américains (indiens)&

Toutes les images des tentes de la déportation me sont venues à l'esprit& en particulier celles en noir et blanc des palestiniens&

Pouvait-on s'attendre à voir des « tentes » de déportation aux USA du 21ème siècle&

La crise financière actuelle n'est pas la première de son genre et ne sera sûrement pas la dernière aux Etats Unis actuels.

Les analystes, ne voient que des soi-disant « causes » et effets apparents mais ne vont presque jamais à la source du problème. La raison des débâcles cycliques du marché financier américain est pourtant la même&

La crise n'est pas une crise de « subprime » comme on nous dit& le « subprime » ou le prêt hypothécaire avec une prime de risque n'est pas problématique en lui-même comme nous allons le voir. La crise est ailleurs&

Le mécanisme de la crise est différent de la raison de la crise. Pour expliquer le comment, on commencera par expliquer le  subprime'& mais avant, retenons qu'une crise financière se constate tout simplement par un manque de liquidités sur le marché.

Les américains aiment acquérir, comme tout le monde, de grandes maisons& Mais, contrairement à tout le monde, il est plus facile de financer ces maisons en Amérique&

En effet, l'Etat encourage depuis 2001 les banques à prêter aux gens à bas revenus moyennant une prime de risque (subprime) qui vient s'ajouter au taux d'intérêt fixé par la banque centrale.

Les créances adossées à des hypothèques prenant de la valeur dans un marché immobilier florissant, vont être transformées en titres (titrisation) et servir de base aux organismes prêteurs pour s'endetter auprès d'autres banques et fonds d'investissements (eux même se finançant auprès des banques pour profiter du levier financier, gain issu de la différence entre le taux d'intérêt du financement et le taux rémunérateur des titres acquis).

Cependant entre 2004 et 2005 le taux d'intérêt directeur est multiplié par 5 et le prix de l'immobilier a chuté du 1/5ième.

Les ménages, face à des mensualités de plus en plus élevées n'arrivent pas tous à rembourser (le taux variable ayant remplacé le taux fixe attrayant des premières années). Plus exactement 15% (quelques millions de personnes) ne payent plus et perdent leurs maisons&

Les organismes prêteurs ayant à la base des hypothèques sous évaluées par la baisse des prix, ne peuvent plus payer les banques auprès desquelles ils se sont endettés& Les faillites des premiers s'accélèrent (insolvabilité)& et les pertes des secondes s'alourdissent (dépréciation des titres de créances en leur possession)& les fonds d'investissement commencent aussi à tomber&

A l'extérieur des USA, les institutions ayant acquis ces titres « toxiques » ont souffert de la dévaluation de ces actifs.

Le mécanisme de l'exportation de la crise -américaine de naissance- ne sera pas détaillé ici car cet article s'intéresse aux causes profondes de la crise, non à ses conséquences&

Les failles du système financier ayant contribué à cette avalanche peuvent se résumer en un manque de contrôle par l'Etat, à travers la banque fédérale, du taux d'endettement des organismes spécialisés dans les crédits logement à risque d'une part, et du procédé de la titrisation d'autre part.

Les organismes prêteurs n'ont pas prêté trop d'importance au contrôle des demandes de crédit et des informations fournies par les emprunteurs.

Les agences de notation à leur tour ont été larges vis-à-vis des titres de créances induisant ainsi en erreur les investisseurs aux Etats Unis et à l'étranger.

Ceci dit, la faille la plus importante qui est à la base de cette crise et bien d'autres et qui est difficile à réparer est sans aucun doute, le manque de contrôle de soi&

Une crise d'éducation résumerait la cause de tous les maux du système financier américain.

Une crise dont l'initiateur est la nature humaine lorsqu'elle n'est pas domptée par l'éducation spirituelle de tous les jours&

1- Prêter sans mesure et dépasser le taux d'endettement connu au point de mettre en péril des structures entières ne pouvait être le fait de gérants justes et professionnels. La cupidité a motivé la décision des Conseils d'Administration rémunérés en partie par des commissions sur les crédits alloués. L'envie de voir leurs salaires se multiplier sans mesure ne pouvait que les aveugler&

2- Les gérants des fonds d'investissement « Hedge funds » sont aussi rémunérés en pourcentage des gains sur les opérations. Certains de leurs directeurs peuvent atteindre 500 millions à 1 milliard de dollars de salaire ! Seule une éducation spirituelle disciplinée peut contrer cette démesure&

3- La cupidité des actionnaires semble corréler la confiance qu'ils ont dans leurs conseils d'administrations aux profits et au dividende reçu et non à l'éthique&

4- Les sociétés de notation ont très bien évalué une partie des titres financiers dérivés des subprimes, alors que le défaut de crédit constitue le risque le plus simple à modéliser !

5- Même certains emprunteurs ont eu leur part de responsabilité en livrant des situations professionnelles et financières imaginaires.

6- Des sociétés sur le net se seraient même spécialisées dans la préparation d'attestations de travail, de salaires ou autres documents à présenter pour constituer le dossier de demande de prêt&

Egoïsme, Cupidité, Envie, Mensonges, Impatience sont les vrais ingrédients qui ont fait cette crise américaine aux conséquences mondiales.

Le Subprime, voire même sa titrisation poussée, ne sont que des mécanismes qui ont été utilisés à l'extrême pour parvenir à faire prévaloir ces valeurs (Egoïsme, Cupidité, Luxure, Mensonge, Envie, Impatience& ) ou plutôt ces non-valeurs& en termes plus financiers&

La baisse des prix de l'immobilier, l'augmentation des taux d'intérêt, la rétraction inévitable des financements interbancaires ont constitué l'environnement propice au maintien de la crise.

Pour distinguer entre les vraies causes de la crise, les moyens employés et les facteurs aidant au maintien de la crise, nous avons essayé de schématiser le mécanisme de cette crise.

Le fait de dire qu'il s'agit d'un problème humain à la base trouve aussi sa justification dans les procès en cours&

Mais l'Amérique s'en remettra& grâce en partie à l'injection des fonds proposée à court terme& et peut-être à moyen terme grâce à une ou deux autres guerres, faciles cette fois&

L'Amérique est en phase de déclin certes& mais que les opprimés du monde qui ne font qu'attendre ne se réjouissent pas vite&  car le déclin des civilisations peut durer des siècles' (1).

Le géant américain se lèvera fort probablement cette fois mais avec, en plus des tumeurs cachées dans son corps, deux profondes blessures très apparentes aux jambes : La confiance ébranlée des européens et des asiatiques en ses institutions financières et en les  manigances' pseudo financières des « malins de New York » mais surtout& la confiance perdue par des millions d'américains qui se sont retrouvés dans des tentes froides en septembre 2008 avec leurs enfants après avoir goûté brièvement au rêve américain& et tout cela par la faute d'autres américains qui se croient plus intelligents et qui ne pensent qu'à eux-mêmes&

Des millions d'autres citoyens américains devront repousser la date de leur retraite puisque leur capital investi en partie, et sans qu'ils ne s'en rendent compte, dans des titres contaminés en perte de valeur s'est vu rétrécir&

Prévenir vaut mieux que guérir&

Certains musulmans pensent à chaque fois qu'une crise frappe l'empire américain que c'est la fin du monde ou du moins du capitalisme. Certains se réjouissent déjà en évoquant les produits bancaires « islamiques », oubliant que l'ancrage et la généralisation de ces produits, même en nette progression, nécessitera un certain temps, que ces produits nécessitent une relecture plus profonde et surtout continue de la Révélation et de la Tradition, et que, et c'est le plus important, la viabilité de ces institutions ne réside pas uniquement dans les produits offerts, mais surtout dans l'éducation spirituelle des hommes qui gèrent ces produits&

Sans cette auto éducation spirituelle quotidienne de tout un chacun, les systèmes  islamiques' peuvent être victimes eux-mêmes de crises d'origine humaine& surtout après que l'euphorie de la différenciation et de l'originalité aura cédé la place à la routine&

Nous rappelons à ceux qui écarteraient cette hypothèse les siècles de la grande discorde (fitna) ou l'égo l'emportait, et l'emporte toujours, sur les préceptes connus et reconnus...

Le Capitalisme, un destin&

La sagesse nous impose de voir le monde avec deux yeux,  le monde en mouvement qui prône le marché et le capitalisme est un fait divin. Notre destin est de foncer à l'intérieur de ce monde, de le concurrencer, de se tailler une place en son sein, de résister à ses instruments aveugles aux yeux de la Charia, mais sages et conscients aux yeux de celui qui sait que ce qui nous est révélé par notre Dieu est La Vérité, que cette vérité prenne la forme d'un ordre qui nous impose des responsabilités et des missions ou qu'elle incarne un destin qui nous sert d'épreuve' (2).

Trêve donc de critiques et d'inaction& Comprenons ce monde (de la finance entre autres)& Concurrençons-le& et imposons nos valeurs& nos objectifs&

Notre objectif& se préparer pour la rencontre de notre Créateur&

Ne rêvons pas&  De notre sous-développement, nous rêvons d'avoir ce qui est entre les mains des riches de ce monde. Ils peinent  comme l'attestent leurs sages- à cause d'une abondance qui n'a pas d'objectif, et nous peinons dans cette vie tout en ayant des objectifs mais en n'ayant pas de moyens' (3).

Une précision&

En faisant la comparaison entre les tentes des cités périphériques des USA, les tentes indiennes, les tentes des déportés palestiniens et autres victimes des injustices -américaines entre autres-, je n'ai à aucun moment éprouvé un sentiment de vengeance vis-à-vis des pauvres gens qui ont été chassés de leurs maisons& Au contraire, je me suis tout le temps mis à leur place&

Au-delà de la simple logique qui veut que ces citoyens soient différents des politiciens qui les gouvernent et de leurs politiques étrangères, j'ai éprouvé de la compassion envers ces gens victimes d'une injustice, comme je l'ai éprouvé envers les  indiens' d'Amérique &

Cependant, l'ordre divin (Sounnat Allah) est incontournable&

L'injustice est la clé du déclin des civilisations&

En explorant la vérité de mes sentiments envers les gens chassés de leurs maisons, j'ai pris conscience de l'apport inestimable de l'éducation spirituelle que nous recevons au sein de notre Jamâa -même avec mes innombrables imperfections dans son application-. Cette éducation fait qu'on ressente réellement de l'amour envers tous les êtres et non seulement envers les musulmans&

Exportons cette valeur ajoutée qui, seule, guérira toutes les crises financières, économiques et humaines&

Vers un style de vie financièrement plus  orthodoxe'(4)?..

Un reportage de la chaîne BBC en arabe montrait, en ce mois de Chawal 1429, une ville fantôme des Etats Unis (probablement en Californie) vide de ses habitants à part une petite population de musulmans américains qui se rendaient à la mosquée de la ville&

Et quoique cet état des lieux soit provisoire, il dénote de la différence dans le comportement de beaucoup de musulmans américains vis-à-vis du surendettement& même en vivant dans une société de consommation effrénée&

La valeur ajoutée du dernier Message, rétablissant entre autres l'interdiction de l'usure et de la transformation de l'argent en un bien cessible, commence-t-elle à se faire imposer dans l'esprit des financiers et des ménages à travers le monde&

Nous le saurons&

(1) Abdessalam Yassine. La Justice, Les islamistes et le pouvoir, Editions Afrique Orient, 1ère édition 2000, p 376.

(2) Ibid, p 205.

(3) Ibid, p 205.

(4) L'orthodoxie financière, tout en ayant une connotation religieuse, est un terme utilisé en gestion financière décrivant une structure financière saine et équilibrée.
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# Posté le samedi 22 août 2009 20:59

les lumieres des cinqs obscurités

ا- للظلمِ ظُلمة
وسِراجه .. حِبُ لأخيكَ ما تُحبَ لِنفسِك

2- للقبرِ ظُلمة
وسِراجه .. سورةُ الملك

3- للميزانِ ظُلمة
وسِراجه .. لا اِله الا الله

4- للصِراطِ ظُلمة
وسِراجه .. صِلةُ الرَحِم

5- وللآخِرَةِ ظُلمة
وسِراجها .. رَحمَةٍ من الله


اللهم اكفنى وجميع المسلمين كل الظُلمات
ماعلمنا بها وما لم نعلم اللهم ّاّمين لا تنسوني في الدعاء

traduction :
pour l injustice une obscurité sa lumière et d aimé pour son prochaine ce que on aime pour soit.

pour la tombe une obscurité sa lumière et la sourat du tron almulk.

pour le hissab le jugement dernier une obscurité sa lumière la ilaha ila allah.

pour le siratte une obscurité sa lumières visité ses proches.

pour le jourdernier une obscurité sa lumieres la misericorde du grand dieu .
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# Posté le lundi 13 juillet 2009 21:50

Diaporama de muslem-forever

# Posté le mercredi 04 mars 2009 18:00